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Parkinson : mieux détecter la maladie

Le CEA et  les Laboratoires Cyclopharma, en partenariat avec la société Orphachem et l’Université Francois Rabelais de Tours, ont signé un accord de licence exclusive pour un nouveau radiotraceur permettant un diagnostic précoce de la maladie de Parkinson par TEP [1]. Les essais cliniques de phase I sont en cours.

Parkinson : mieux détecter la maladie

La maladie de Parkinson se caractérise par la dégénérescence des neurones dopaminergiques, c'est à dire producteurs du neurotransmetteur dopamine. Si le taux de dopamine diminue dans la fente synaptique entre deux neurones dopaminergiques, les réseaux de neurones qui leur sont associés sont perturbés. L’Université de Tours a développé un traceur, le LBT-999, qui possède une affinité et une sélectivité importante pour la dopamine au niveau des fentes synaptiques.  

Le CEA-I2BM, en partenariat avec Orphachem et l’Université de Tours, a développé un procédé ultrarapide de marquage au fluor-18 de ce radio-traceur. Celui-ci est couvert par le dépôt d’un brevet européen et vient d’être transféré à la société Cyclopharma, dans le cadre d’un accord de licence exclusive, dans le but de développer un radiopharmaceutique pour le diagnostic différentiel de la maladie de Parkinson avec la TEP[1]. Le fluor-18 est un émetteur de positons à vie brève de période radioactive 110 minutes. La radio-traceur marqué au fluor-18, le [18F]LBT-999, permet de visualiser et de quantifier grâce à la TEP le transporteur de la dopamine.

Cet examen pourrait confirmer de manière non-invasive le diagnostic clinique de la maladie de Parkinson, et légitimerait une différenciation avec d’autres maladies ayant la même symptomatologie clinique motrice comme certaines démences (Démence à Corps de Lewy). Il permettrait d’ajuster au plus tôt la thérapeutique appropriée pour le patient.

La signature de cet accord débouchera sur la mise en place, début 2017, d’une étude clinique de phase III, étape cruciale dans le processus de mise sur le marché. Cela fait suite à la phase I actuellement réalisée au Centre Hospitalier Régional Universitaire de Tours[2].

 

La signature de l’accord de licence a fait l’objet d’un communiqué de presse.

 

A propos de la maladie de Parkinson

La maladie de Parkinson est une maladie neurologique chronique dégénérative affectant le système nerveux central, et responsable de troubles essentiellement moteurs d'évolution progressive. Elle se classe au second rang des maladies neurodégénératives, après la maladie d'Alzheimer, et touchent  les deux sexes, avec un âge moyen de début de maladie entre 45 et 60 ans. Sa prévalence, en France, est de l'ordre de 150 000 et son incidence est d'environ 15 pour 100 000 habitants par an. Dans le monde, plus de 6 millions de personnes en sont atteintes, et on dénombre plus de 300 000 nouveaux cas par an.

 

 

Illustration du principe de fonctionnement de la tomographie par émission de positons. © CEA/ Corinne Beurtey
 

[1] Tomographie par émissions de positons

[2] Contrairement au circuit du médicament, il n’y a pas d’essais de phase II pour les radiopharmaceutiques.