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Thérapie cellulaire

L’efficacité de la transplantation intracérébrale est maintenant démontrée chez les patients souffrant de troubles neurologiques ; c’est particulièrement vrai quand la neurodégénérescence est localisée et n’affecte qu’un nombre limité de sous types neuronaux comme c’est le cas chez les patients atteints de la maladie de Parkinson ou de la maladie de Huntington.

Les progéniteurs neuronaux homotypiques dérivés de cellules pluripotentes humaines (embryonnaires ou reprogrammées) représentent une alternative thérapeutique aux tissus fœtaux, dont l’utilisation reste compliquée, comme l’ont révélé les essais cliniques déjà publiés ou en cours de réalisation.

Cependant, pour que l’utilisation des cellules souches pour la thérapie cellulaire devienne courante, les facteurs prédictifs du succès de ces transplantations chez les patients, encore difficiles à évaluer, doivent être identifiés rapidement.

Au cours de ces dix dernières années, les essais cliniques réalisés ont fourni les preuves de l’efficacité de la transplantation de neurones de fœtus comme thérapie des maladies neurodégénératives, particulièrement pour la maladie de Huntington. Pour cette maladie génétique dévastatrice qui provoque une dégénérescence neuronale particulièrement grave du striatum, l’approche chirurgicale est la seule voie thérapeutique qui ait permis d’observer des améliorations durables des patients.

Le programme MIG-HD (Multicentric Intracerebral Grafting in Huntington’s Disease) est le projet le plus ambitieux actuellement mené (A.C. Bachoud Lévi) dans ce domaine.  46 patients ont déjà été transplantés dans divers centres en France et en Belgique avec une durée moyenne de suivi de 5 ans. Deux patients doivent encore être transplantés et les résultats de l’efficacité de la procédure sont encore attendus.

Cependant, MIG-HD a déjà permis de démontrer la faisabilité et l’efficacité relative de ces approches de transplantation cellulaire ouvrant ainsi la voie à de nouvelles stratégies de thérapie cellulaire pour la maladie de Huntington et d’autres maladies affectant le cerveau. Ces travaux ont également permis de mettre en évidence certaines des difficultés à surmonter dans de futurs essais.

Parallèlement, l’équipe d’Anselme Perrier a, ces 6 dernières années, exploré le potentiel des cellules souches pluripotentes humaines (hPSC) pour des greffes du striatum, évaluant leur potentiel thérapeutique aussi bien in vitro  que sur des modèles animaux de la maladie de Huntington (petits et gros animaux) ainsi que les questions de sécurité soulevées par l’utilisation des hPSC.

Au sein de NeurATRIS, l’objectif du programme de recherche « Thérapie cellulaire » est donc de développer de nouvelles méthodes pour favoriser le passage des essais expérimentaux réussis aux essais cliniques et d’identifier les voies d’amélioration des ces thérapies.

Les développements méthodologiques mis en œuvre porteront :

  • Au niveau préclinique : sur le contrôle de la qualité des greffes issues de cellules souches de qualité recherche, et leur conversion en cellules utilisables en essais cliniques, in vitro et in vivo,
  • Au niveau clinique : sur des questions immunologiques, neurologiques, le traitement des données, les questions règlementaires et éthiques spécifiques aux essais cliniques de phase I et II utilisant des dérivés de cellules souches pluri- ou multi-potentes.

 

Coordinateurs : A. Bachoud Levi, A. Perrier

Collaborateurs : E. Brouillet, S. Palfi, Ph. Rémy, N. Cartier, Ph. Hantraye